M. Plonte et quelques autres personnages --son fils Achille, Marie-Augustine sa femme de ménage bretonne, M. Félix qui a perdu son chien Julien (Julien, le chien), sa voisine et concierge Mme Gargalo, la fille du richissime et demeuré Jules-Amédée-Henry dit l'Iguane lui-même fils d'Armande du Perron de la Première Marche, Agatha-Anne-- sont, sans le savoir, au seuil d'un évènement dont les premiers effets se ressentent dans le métro, mais pas au moment où l'on pourrait le croire. Leur vie va en être bouleversée plus ou moins définitivement.
Roman caustique sur la méchanceté, l'égocentrisme et la petitesse de chacun.
Certaines pages offrent de purs moments de lecture jubilatoire, telle celle qui voit monter le sentiment amoureux entre deux des personnages.
jeudi 15 janvier 2015
mercredi 12 novembre 2014
Apnée
Traverser la nuit en apnée.
Non, ce n'est pas une performance physique. Encore que. Plutôt une opération commando surprise. La première nuit. Evidemment. Les suivantes, prévisibles, sont encore plus redoutables.
Arriver sur les berges du matin le nez en fontaine, la gorge en feu et la tête en ébullition n'est pas particulièrement gratifiant, surtout si on lève par inadvertance les yeux sur son miroir au moment de se brosser les dents! On peut alors ajouter à la liste : paupières rouges et tombantes, nez d'alcoolique, joues blafardes.
On attendra un peu pour se présenter au casting de la pub "Crème de jouvence" et on reportera le rendez-vous romantique avec Charles-Henri...
lundi 13 octobre 2014
Lecture: ET PUIS PAULETTE de Barbara Constantine (Calmann Levy)
Ferdinand qui vit seul dans sa ferme avec son chat est amené à héberger ses voisins, amis ou d'autres encore. D'abord Madeline, dont le toit s'effondre, musicienne au passé mystérieux, puis Guy, récemment veuf et bricoleur, les sœurs Lumière, Muriel, l'élève infirmière, et enfin Kim, étudiant au lycée agricole. Et tout ce petit monde cohabite sans trop de problèmes mais plutôt en essayant de venir en aide aux autres. Autour de cette communauté, se nouent ou se dénouent les liens d'amitié, d'amour, de famille.
C'est un peu Bisounours, mais c'est une bouffée d'optimisme absolu. Pourquoi ne pas rêver d'une société idéale où chacun est utile à l'autre selon ses compétences ou ses aptitudes? Ce peut-être le début d'une solution dans ce monde si compliqué. Moi, ça me plaît bien.
vendredi 10 octobre 2014
AVANT LA CHUTE de Fabrice Humbert (Le Passage)
Trois personnages criants de vérité humaine, nous entraînent malgré eux et malgré nous vers le basculement inévitable de leur destin et de la société mondiale. On a froid dans le dos.
Malgré une perspective pessimiste, nous admirons la force de la vie qui lutte, bouillonnement fertile et pourtant inéluctablement dévastateur.
Sans l'écriture flamboyante de Fabrice Humbert, le propos de ce roman serait insoutenable, mais sa lecture nous absorbe...
Malgré une perspective pessimiste, nous admirons la force de la vie qui lutte, bouillonnement fertile et pourtant inéluctablement dévastateur.
Sans l'écriture flamboyante de Fabrice Humbert, le propos de ce roman serait insoutenable, mais sa lecture nous absorbe...
jeudi 2 octobre 2014
Un écrivain un vrai de Pia Petterson (Actes Sud)
Un auteur célèbre accepte d'être la vedette d'une télé-réalité montrant un écrivain au travail pendant que les téléspectateurs influent sur le sens du roman.Il perd peu à peu le contrôle de la situation et éclate soudainement.
Critique virulente de nos sociétés axées sur l'image et l'interactivité dans un souci d'audimat maximum.
Situation portée à son paroxysme avec ses conséquences désastreuses sur la liberté de penser.
L'épilogue n'apporte rien.
Critique virulente de nos sociétés axées sur l'image et l'interactivité dans un souci d'audimat maximum.
Situation portée à son paroxysme avec ses conséquences désastreuses sur la liberté de penser.
L'épilogue n'apporte rien.
dimanche 21 septembre 2014
Lecture: Un roman français de Frédéric Beigbeder (Grasset)
"Je venais d'apprendre que mon frère était promu chevalier de la Légion d'honneur quand ma garde à vue commença."
Enfermé dans une cellule obscure, sale et bruyante, l'auteur convoque son passé qui est en somme le même que celui de la plupart de nos concitoyens, mais qui, sous la plume de Frédéric Beigbeder, prend du relief, comme un film en 3D ou comme les images que l'on regardait à l'aide du stéréoscope. Le récit devient tangible et témoin d'une époque grâce aux rappels des marques oubliées d'objets banals et quotidiens d'alors.
Même si parfois l'humour est facile et les listes, références et citations fastidieuses et pédantes, j'ai pris plaisir à lire cette autobiographie comme une fiction puisque intitulée par l'auteur roman.
Enfermé dans une cellule obscure, sale et bruyante, l'auteur convoque son passé qui est en somme le même que celui de la plupart de nos concitoyens, mais qui, sous la plume de Frédéric Beigbeder, prend du relief, comme un film en 3D ou comme les images que l'on regardait à l'aide du stéréoscope. Le récit devient tangible et témoin d'une époque grâce aux rappels des marques oubliées d'objets banals et quotidiens d'alors.
Même si parfois l'humour est facile et les listes, références et citations fastidieuses et pédantes, j'ai pris plaisir à lire cette autobiographie comme une fiction puisque intitulée par l'auteur roman.
lundi 15 septembre 2014
Lecture: LE BAR DU CAÏMAN NOIR de Denis Humbert (Presses de la cité)
Dans la moiteur de ce coin de Guyane, des individus d'ici ou d'ailleurs, orpailleurs-brigands, commerçants véreux, fonctionnaires naïfs, personnages au passé mystérieux ou trouble, aux objectifs à court terme, aux espoirs utopiques, se croisent au bar du Caïman noir. Le docteur Charpentier, échoué là lui aussi pour une multitude de raisons peu définies, pose sur eux un regard à la fois cynique et bienveillant.
Denis Humbert nous promène sur le fleuve, dans la forêt et autour du bar du Caïman à la rencontre de ces exilés de leur propre vie.
Un événement violent, fil rouge du roman, lie les lieux et les hommes et renforce encore ce sentiment de précarité et d'insécurité sans issue, de bout du bout du monde.
Denis Humbert nous promène sur le fleuve, dans la forêt et autour du bar du Caïman à la rencontre de ces exilés de leur propre vie.
Un événement violent, fil rouge du roman, lie les lieux et les hommes et renforce encore ce sentiment de précarité et d'insécurité sans issue, de bout du bout du monde.
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